Dans le contexte actuel autour de la Loi du travail El Komri et des dernières manifestations, je trouve qu’une certaine forme de folklore prend place. Je ne cherche ni à défendre cette loi dont le fond m’intéresse finalement peu, ni à pointer le doigt sur mes nombreux amis qui ont, ou souhaitent, s’y opposer à travers divers rassemblements.

Mais voyez-vous, je suis las de voir une nouvelle fois l’ampleur et l’engouement médiatique que prend ce genre d’événements. Je suis las de voir l’égocentrisme et le pessimisme que nous la jeunesse française témoignons.

Remettons les choses dans le contexte : nous disposons du système de santé le plus performant, nous vivons dans un des pays les plus égalitaire au monde où l’éducation est accessible à tous, notre salaire moyen est 175 fois supérieur à celui du Burundi, rendez-vous compte !

Et c’est juste pour ne citer que quelques exemples…
Il est donc temps de prendre enfin conscience que nous sommes des petits privilégiés. Alors arrêtons sans cesse le même brouhaha de mécontentement et affranchissons-nous plutôt de cette société de consommation qui entretient en nous une soif de posséder toujours plus alors nous avons amplement ce qui nous ai nécessaire.

Finalement ce n’est même pas une histoire de loi, c’est une histoire d’une jeunesse en perte de sens qui utilise tous les prétextes possibles pour se rebeller face aux forces de l’ordre.

Moi ce qui m’attriste c’est de voir mon filleul arménien Khachatur, âgé de 5 ans, vivre avec ses deux frères et sa mère de 20 ans dans une des régions les plus arides et difficiles au monde ou encore de voir le petit Mustapha âgé de 13 ans, forcé de quitter seul la Syrie pour fuir un pays et une oppression qui lui aura volé sa famille, ses amis, ses rêves, son avenir, son innocence et son enfance.

Non moi je ne suis pas préoccupé par mon avenir et la manière dont cette loi pourra le modifier mais plutôt par l’avenir de ces enfants qui grandissent dans un monde bancal qui jongle entre catastrophes climatiques et terrorisme.

C’est pour ces raisons là que nous devrions nous lever et marcher dans la rue, c’est pour ces raisons là que nous devrions faire entendre la voix de nos frères et de nos sœurs contraints au silence.