Ce week-end, en rentrant voir ma famille, je me suis trouvé pris au piège dans la galère interminable des grèves. Alors que je soufflais ma dix-neuvièmement bougie, ma joie se laissait voler par les circonstances pour laisser place à la colère et à l’amertume.

Bien trop souvent nous laissons les circonstances de la vie – les épreuves, les difficultés, les temps de « sécheresse » – entacher nos visions, nos rêves, nos réussites et tout simplement le bonheur de vivre l’instant présent dans la reconnaissance de ce que nous avons la chance d’avoir. Bruce Lee disait

« Ne priez pas pour une vie facile mais priez pour la force d’en endurer une difficile ».

Nos vies ne seront jamais parfaites et l’utopie d’un rêve éveillé soigneusement travaillé n’existe pas. Peu importe ceux qui cherchent ta chute aujourd’hui, peu importe ce qui se met sur ton chemin, ce avec quoi tu luttes aujourd’hui ne disparaitra sans bataille demain.

Le bonheur se résume finalement à accepter la difficulté, à l’affronter et à trouver en elle, un moyen de grandir et de se fortifier.

Malgré ma courte nuit, le fait que je me suis retrouvé perdu dans la campagne, dans un bus miteux entouré de cris d’enfants sans savoir ni mon chemin ni l’heure à laquelle j’arriverai enfin, j’ai décidé de ne chercher ni à critiquer les grévistes, ni les syndicats, ni la SNCF ou encore notre gouvernement car cela se résumerait à lâchement rejeter la faute sur eux, m’empêchant alors d’affronter la situation dans laquelle je me trouvais.

Pour finir, je voudrais remercier ma famille, mes amis, mes collègues pour leurs délicates attentions et je remercie plus que tout Dieu pour l’année passée, pour l’année future et pour ces bénédictions inconditionnelles. Merci à lui car

« Quand je suis faible c’est alors que je suis fort. »