«Puritain », « bon petit catho », « sainte n’y touche », « conservateur »,  « moralisateur »… autant d’expressions qui nous font bondir devant notre ordinateur. Pourtant ces expressions connotées très péjoratives aujourd’hui n’ont en soi et hors contexte, rien de bien méchant, au contraire.


« Pureté », « Pudeur » et « Moral » ce sont des concepts tout à fait loyaux et admirables qui ont défini la quête d’un idéal pendant de nombreux siècles. Seulement utilisées à tort, ou à mauvais escient, ces aspirations sont devenues le fruit de nombreux maux et ont conditionné notre perception de la liberté et donc de la manière dont chacun choisit de vivre sa vie. L’hédonisme, le permissif et le libertaire sont alors devenus progressivement nos « leitmotivs » et se sont affirmés comme le socle de notre vie, de notre liberté et de notre société.

Seulement, je crois qu’en voulant nous affranchir d’un modèle, nous nous sommes enfermés dans un autre. En désirant nous affranchir des règles et des codes, nous n’avons fait rien de mieux que de nous emprisonner dans l’opposé.

Nous sommes arrivés dans une société où contester une affiche dans le métro faisant la promotion d’un site de rencontres extra-conjugales est devenu une position extrémiste, où souhaiter que la nudité ne soit pas exposée à la vue de tous, et particulièrement des plus jeunes, est devenue une position marginale et où s’abstenir de relations sexuelles jusqu’au mariage est devenu un choix absurde.

La vraie liberté n’est-elle pas de respecter les choix de vie de chacun ? Avoir un idéal à transmettre à la nouvelle génération est-il inconcevable ? Souhaiter préserver les enfants des codes qu’ils ne seraient pas en mesure de décrypter est-ce forcément « has been » ?

Je crois que notre poursuite effrénée de liberté et des plaisirs est un échec total. A aspirer à profiter pleinement de la vie, nous avons fini par accepter la médiocrité de celle qu’on s’efforce à nous proposer.

Nous avons cru pouvoir tout réinventer nous-mêmes en négligeant des millénaires d’études et de construction progressive d’une société inclusive et égalitaire où le bien vivre prônerait.

En souhaitant s’affranchir de tout, nous sommes devenus des dépendants de tout : sexe, shopping, tabac, drogue, alcool, tv, porno, internet, relations amoureuses…

Je suis persuadé que le mot « liberté » a plus à nous offrir. N’ayons pas peur de, à justes mesures, réintroduire de la pureté, de la pudeur et du moral dans notre vie de tous les jours et dans notre société.

La liberté ne consiste pas à renoncer aux règles, elles les conditionnent !

Relations, alimentation, sommeil, travail, sport, études, santé, sexualité autant de domaines où nous pouvons  réformer notre manière de vivre.

Alors cessons d’accepter la médiocrité et commençons à exceller !